Carnets de Laurence

Dr. Laurence Clennett-Sirois

Social Media & Society 2014!

Les soumissions acceptées pour la conférence Social Media & Society (2014) sont désormais annoncées en ligne! J'ai pu participer à cette conférence, l'an dernier à Halifax, mais malheureusement, je ne pourrai pas y être cette année comme je n'ai pas pensé à soumettre une proposition. Dommage, parce que les thèmes choisis sont particulièrement intéressants, notamment (en lien avec mes intérêts de recherche): le panel Visualizing the Self, Gazing the Self: Our Privately Public Self (organisé par Yukari Seko, Université de Guelf, Ontario; Jenny Korn, University of Illinois at Chicago; Cindy Tekobbe, Arizona State University; et Katrin Tiidenberg, Université de Tallinn, Estonie) et les séances sur les médias sociaux et le militantisme, les médias sociaux et l'égoportrait... et plusieurs présentations par affiches!

 

L'an dernier, j'avais eu l'occasion de faire plusieurs rencontres intéressantes et de visiter le Social Media Lab, à l'Université Dalhousie. Peut-être irais-je y faire un tour quand même...

 

Pour celles et ceux qui seront dans le coin de Toronto à la fin septembre, peut-être est-ce à ajouter à vos calendriers?

 

Social Media & Society

27-28 septembre 2014

Downtown Toronto, Ontario, Canada
Ted Rogers School of Management, Université Ryerson

Addresse: 55 Dundas Street West, Toronto, Ontario, Canada M5G 2C5

 

Bonne conférence à celles et ceux qui y seront (l'inscription hâtive, donc à cout réduit, s'applique jusqu'au 15 juillet).

Publié le 29/06/2014 à 00h49 par , tags ,

 

Social Media & Society

Les 14 et 15 septembre prochains, je serai à Halifax pour la conférence Social Media and Society (et visiter mes neveux et leurs parents qui y vivent!). Ma communication, intitulée “Working on my online cred: A case study of Quebec women’s blogging”, sera présentée sous le thème "Online Communities". Essentiellement, je me baserai sur des données tirées de ma recherche doctorale pour explorer comment les participantes rencontrées se servent de la plateforme des blogues pour construire, maintenir et déployer/afficher leurs liens sociaux, lesquels peuvent exister principalement en ligne ou hors ligne. En me basant sur le concept de compétence sociale (social competence, Bortree 2005, Dominick 1999), lequel j'associe à la online cred (crédibilité en ligne), je me pencherai sur l'importance des liens construits et déployés afin de construire une identité de blogueuse digne de confiance (et donc à lire, à suivre, à référencer). Je compte également explorer les difficultés liées à la construction de la crédibilité en ligne, puisque via les médias sociaux, nos différents publics et nos différentes identités peuvent se retrouver en un même endroit, exposant potentiellement nos propres contradictions et/ou donnant accès à des composantes de notre identité jusque là méconnues de certains membres de nos réseaux (Walker Rettberg 2008). La conférence, qui aura lieu à l'Université Dalhousie, vise à regrouper des expert-e-s provenant du monde des affaires, des universités et du secteur public afin d'étudier les effets des médias sociaux au sein de nos sociétés et de partager des exemples de meilleures pratiques. Un coup d'oeil au programme permet de constater que des collègues d'universités canadiennes et britanniques y seront, ainsi que des chercheurs d'universités et de centres de recherche situés aux États-Unis, en Grèce, à Hong Kong, en Arabie Saoudite, en Norvège, au Portugal, au Brésil, en Allemagne, en Égypte, en Turquie, en Espagne... Les sujets de recherche sont fascinants et, j'imagine, les occasions d'échanger le seront tout autant. Les personnes intéressées à participer à la conférence (bien qu'il soit trop tard pour soumettre une communication) peuvent encore s'inscrire (en anglais seulement) - les tarifs sont réduits jusqu'au 1er août. Références:

 

 

 

· Bortree, Denise Sevick (2005), ‘Presentation of Self on the Web: an ethnographic study of teenage girls’ weblogs’. in Education, Communication & Information, 5 (1), pp. 25-39

· Dominick, Joseph R. (1999) ‘Who do you think you are? Personal home pages and self- presentation on the World Wide Web’, in Journalism and Mass Communication Quarterly, 76(4), pp. 646–658.

· Walker Rettberg, Jill (2008), Blogging. Cambridge: Polity Press, 176 p.

Publié le 11/07/2013 à 16h08 par , tags , , ,

 

Critical Creativity Theories Through the Lens of Gendered Spaces

Voilà le titre de la conférence à laquelle je participerai, ce mardi (18 décembre 2012), à l’Université d’Ottawa. Organisée avec le soutien du Département de sociologie et d’anthropologie de l’Université d’Ottawa et de l’Association étudiante des cycles supérieurs en sociologie et anthropologie uOttawa (AÉCSSA), cette conférence fait suite à un panel auquel j’ai participé, avec des collègues, lors de la conférence annuelle de la National Women’s Studies Association.

Ces collègues, ce sont Anabel Paulos et Virginie Mesana, toutes deux doctorantes à l’Université d’Ottawa, Shirly Bahar, doctorante à l’Université New York, et Dr. Lise Boily, professeure au Département de communication de l’Université d’Ottawa. Nous nous retrouverons toutes, encore une fois et pour notre grand plaisir, à Ottawa, pour pousser notre réflexion encore davantage et échanger avec les collègues, ami-e-s et autres curieux et curieuses qui viendront assister à cette conférence.

Celles et ceux qui seraient intéressé-e-s à assister à cette conférence peuvent jeter un coup d’oeil à cette affiche, produite par la talentueuse Virginie Mesana:

Poster

Au plaisir!

Publié le 14/12/2012 à 03h00 par , tags ,

 

L’usage de la métaphore domestique dans la pratique de blogueuses Québécoises

"L’usage de la métaphore domestique dans la pratique de blogueuses Québécoises", voilà le titre de la communication que je présenterai demain, au 80e Congrès de l'ACFAS (Montréal). Ma communication se résume dans ces lignes: "La métaphore domestique, visant à illustrer des phénomènes en sciences sociales et humaines (notamment Hochschild 2003 [1983]), demeure inusitée lorsque appliquée à internet. En dépit de l’utilisation croissante d’internet dans la sphère privée, il est perçu comme l’outil par excellence de la sphère publique dans la modernité avancée. Quoiqu’il en soit, les 23 blogueuses rencontrées dans le cadre de cette recherche n’hésitent pas à parler de leur chez-soi virtuel. À l’aide de données tirées d’entrevues, de visites à domicile et d’une exploration de leurs blogues, cette communication explore l’usage d’une telle métaphore et la confronte aux réalités vécues. L’idéal d’une chambre à soi (Woolf 1929) virtuelle est d’abord présenté, où les participantes parlent d’un chez-soi confortable, sécuritaire et où elles auraient un contrôle quant à la décoration et la teneur des propos. Toutefois, la réalité comporte des difficultés, ayant pour effet d’exposer une contradiction majeure : alors que les blogueuses cherchent un lieu où réaliser l’idéal domestique, elles sont notamment confrontées à une réalité où elles ne sont pas protégées d’abus provenant de visiteurs hostiles à leurs écrits." Vous êtes à l'ACFAS? Venez me dire bonjour! Je serai là: Domaine de recherche 404 - Médias, communications et information

13 h 00 - 16 h 30
Le social : entre le réel et le virtuel
Communications orales
Présidence/animation : Yvon LEMAY Université de Montréal
Bâtiment – Local : Palais des congrès – 515C

Publié le 10/05/2012 à 13h13 par , tags , , , , ,

 

En préparation pour la soutenance.

Le temps file. Le 10 octobre, j’écrivais mon dernier billet ici. C’est aussi vers cette date qu’on m’indiquait que la soutenance de ma thèse aurait lieu le 6 janvier 2012.

Entre-temps, j’ai effectué quelques contrats, ici et là. J’ai décroché d’autres contrats, dont un comme chargée de cours à l’Université du Québec en Outaouais (dès janvier, j’enseignerai ”Méthodologie de la recherche qualitative” au campus de St-Jérôme) et un autre auprès de la Maison Interlude House, pour un projet de recherche, qui débutera également en 2012. J’essaie depuis ce temps, tant bien que mal, d’écrire des articles à soumettre à des revues scientifiques. J’attends présentement des nouvelles de deux congrès auxquels j’ai soumis des propositions de communications.

Aujourd’hui, 2 janvier, nous sommes donc à 4 jours de la soutenance. Je suis de retour à Brighton pour quelques semaines. J’ai visionné la Good Viva Video, disponible via le portail interne de l’University of Sussex. J’ai lu, relu, et rerelu ma thèse. J’ai noté des questionnements, des coquilles, des forces et des faiblesses de la thèse. J’ai résumé tous mes chapitres sur de petits post-its. J’ai entendu “ça va bien aller” et “personne ne connaît ton sujet aussi bien que toi” de la part de beaucoup d’ami-e-s, collègues et membres de la famille. En novembre, j’ai présenté ma thèse à des collègues de l’Université d’Ottawa et nous en avons discuté pendant quelques heures (merci!). J’ai un rendez-vous avec mes superviseures le 5 janvier pour discuter de la soutenance… What now?

J’essaie de continuer à réfléchir à la thèse. La Good Viva Video, les collègues de l’Université d’Ottawa et mes superviseures Kate O’Riordan et Janice Winship m’ont toutes amenée à considérer d’autres questions qui pourraient être soulevées lors de la soutenance. J’y travaille, tout en essayant d’envisager d’autres questions qui pourraient être soulevées. Avoir ces quelques semaines pour me concentrer presque exclusivement à ma thèse me permet de réaliser à quel point j’ai apprécié le temps passé à y travailler, à rencontrer les blogueuses qui ont accepté de participer à ma recherche, à présenter des idées et résultats lors de conférences… On me dit souvent que la soutenance, c’est l’occasion de discuter de sa recherche avec des spécialistes dans le domaine - j’ai (peut-être, je le concède, étrangement) hâte.

 

Capsules de l'Institut de recherche et d'information socio-économiques

Un petit mot rapide pour signaler aux lectrices et lecteurs de ce blogue les récentes capsules produites par l’Institut de recherche et d’information socio-économique (IRIS), portant sur l’éducation et plus spécifiquement sur le financement en éducation. Inutile sans doute de préciser l’intérêt de telles capsules dans le contexte actuel où de nombreux pays songent à et/ou mettent en place une hausse des frais de scolarité. On pense notamment aux hausses qui ont été adoptées au Royaume-Uni et qui entreront en vigueur dès la prochaine rentrée scolaire, en 2012 (The Guardian propose à cet effet une plusieurs articles intéressants). Il y a aussi les discussions et hausses des frais de scolarité au Québec (dont plusieurs entreront en vigueur, à l’instar de celles prévues au Royaume-Uni, lors de la rentrée de 2012), et ailleurs au Canada…

Le tout nouveau blogue de l’IRIS annonce une série de capsules sur l’éducation (dont plusieurs seraient à venir), et donne accès à des documents d’analyse portant sur les hausses des frais de scolarité. Pour le moment les internautes peuvent entendre des analyses en deux minutes, et moins. Si quelques internautes ont souligné certaines difficultés d’un point de vue méthodologique, et d’autres l’ont fait au niveau de l’argumentaire (une présentation si courte permet - force? - certains raccourcis - suivez ce lien pour connaître la teneur exacte des critiques énoncées), à mon avis, l’intérêt de ces vidéos demeure. Elles permettent de susciter non seulement la réflexion, mais également de préserver l’intérêt du public sur des questions importantes: le financement de (et, conséquemment, l’accès à) l’éducation.

Les capsules de l’IRIS rendues publiques à ce jour sont les suivantes:

Bon visionnement, et bonne réflexion.

Publié le 10/10/2011 à 13h11 par , tags ,

 

Thèse soumise!

LCS-These

Et me voilà avec une copie de la thèse entre les mains. Une thèse qui fait 248 pages et qui est maintenant rendue à Brighton afin d'être lue par deux évaluatrices (Alison Phipps et Susanna Paasonen). Il me faudra semble-t-il attendre jusqu'à 3 mois avant de participer à la soutenance, à l'University of Sussex - et en profiter pour revoir ami-e-s, collègues et mes directrices (Janice Winship et Kate O'Riordan). D'ici là, je participe à quelques projets académiques. J'assiste à un cours de doctorat qui me permet de travailler à la rédaction d'un article (et de lire How to Write your Journal Article in 12 Weeks: A Guide to Academic Publishing Success, par Wendy Laura Belcher (2009)). J'assiste à des conférences et colloques, dont Les citoyens et la ville, plus récemment. Je rencontre des ami-e-s. Je m'efforce à trouver la discipline pour écrire à tous les jours. Je dévore des livres (présentement The Aftermath of Feminism par Angela McRobbie (2009) et le dernier ouvrage d'Eric-Emmanuel Schmitt, La femme au miroir (2011)). Je mange la tonne de muffins préparés alors que j'attendais que la reliure de ma thèse soit prête afin que je puisse expédier les trois copies nécessaires à Brighton. Je m'amuse avec Onora, la chatte d'un couple d'amis que je garde pour quelques semaines. En gros: je me tiens occupée... Plus de détails sur la thèse, et ses suites, à venir!

Publié le 03/10/2011 à 16h10 par , tags , ,

 

Surveillez le dernier numéro de Sociologie et Sociétés (vol. 43, no.1)...

Certain-e-s d'entres vous avez peut-être remarqué que j'ai ajouté un billet 'opinion' à ce blogue (sinon, c'est le temps d'y jeter un coup d'oeil - c'est ci-dessous!). ... Alors que je cherchais à récupérer les articles publiés, je suis tombée sur un article intitulé "La "lolita" et la "sex bomb", figures de socialisation des jeunes filles. L'hypersexualisation en question", par Philippe Liotard et Sandrine Jamain-Samson (2011) et publié dans le plus récent numéro de Sociologie et Sociétés, numéro intitulé Pour une sociologie de la mode et du vêtement (vol. 43, no.1 - pages 45-71). Et la raison pour laquelle je suis tombée sur ce récent article, c'est que les auteur-e-s y font référence à ma thèse de maîtrise! Je n'ai pas encore publié d'articles par rapport à cette recherche, mais semble-t-il que ça n'arrête pas d'autres chercheur-e-s, qui ont lu ma thèse intitulée “Les magazines pour adolescentes: qu’en pensent les principales intéressées?”. Oh... Peut-être serait-ce temps que je me consacre à l'écriture d'un article sur cette recherche? Ou bien s'agirait-il d'une autre manière d'éviter de finir ma thèse de doctorat? Ok, ok, j'y retourne (à la thèse). Mais je reviendrai prochainement, comme je dépose bientôt!

Publié le 20/08/2011 à 03h03 par , tags

 

Opinions

Je réalise que j’accumule tranquillement des commentaires dans les quotidiens - de très brefs commentaires, mais soit. Voici ceux auxquels je pense - j’en ajouterai au fur et à mesure que d’autres sont publiés. Bonne lecture!

  • Clennett-Sirois, Laurence (2011), Les préjugés perdurent… in LeDroit, 13 août 2011, p. 19

  • Clennett-Sirois, Laurence (2009), Encore une tactique libérale. in LeDroit, 11 août 2009

  • Clennett-Sirois, Laurence (2008), Un programme déguisé. in LeDroit, 5 mars 2008, p.26

Publié le 20/08/2011 à 02h47 par , tags

 

Mondes des femmes - 6 juillet 2011

[Commentaires non révisés, photos à venir]

Déjà, la troisième journée d’échanges avec des femmes et des féministes provenant de 91 pays tire à sa fin. Mondes des femmes est une conférence tellement enrichissante et stimulante, ainsi qu’une occasion comme nulle autre de réseauter, d’échanger, d’apprendre et de questionner.

Ce matin, la séance plénière intitulée Abattre les barrières portait sur les défis rencontrés. Animée par Alison Smith, journaliste à la CBC (radio et télévision), y participaient Judith Heumann (conseillère pour le gouvernement de Obama sur les droits des personnes vivant avec un handicap), Mary Simon (présidente de Inuit Tapiriit Kanatami, l’organisation qui représente les personnes Inuites de la région du Nunavik), Malika Hamidi (directrice générale de l’European Muslim Network) et Raewin Connell (sociologue originaire d’Australie et auparavant connue sous Robert W. Connell, elle travaille beaucoup sur les constructions sociales de masculinités - ses contributions portant sur le concept de masculinité hégémonique sont parmis les plus citées dans les études sur le genre et la masculinité). Cette séance plénière était tout aussi intéressante que les deux premières, abordant les parcours de vie et influences qui ont mené les participantes à effectuer le travail qu’elles font aujourd’hui; le rôle de l’éducation comme outil d’émancipation sociale; les conditions nécessaires au changement social; les origines des obstacles au changement (ces obstacles sont-ils intrinsèques aux communautés concernées, ou proviennent-ils de l’extérieur?); les principaux obstacles rencontrés dans leur militantisme…

L’accès à l’éducation comme moteur de changement social et levier ayant le potentiel de réduire les inégalités sociales est le thème que j’ai personnellement retenu des discussions pendant la plénière. Par example, Mary Simon a abordé les difficultés rencontrées par elle et ses frères et soeurs quand est venu le temps de s’inscrire à l’école (de mère inuite et père blanc, ils n’avaient pas de droits à l’éducation dispensée pour les Inuits dans sa communauté). Judith Heumann a parlé des luttes menées par sa mère afin qu’elle puisse aller à l’école (l’école n’étant pas accessible, lorsqu’elle était petite, aux personnes se déplaçant en fauteuil roulant, Judith n’a pu commencer à fréquenter l’école qu’à l’âge de 9 ans - et de nouveaux défis se sont posés lors de l’entrée à l’école secondaire, à l’université, etc.). Malika Hamidi a discuté de la nécessaire étude des messages de l’Islam, qui contrairement à ce que des extrémistes religieux et nombreux média portent à croire, aurait des textes progressistes par rapport au statut des femmes - l’éducation permettrait aux femmes musulmanes de mieux connaître et faire valoir leurs droits au sein de l’Islam). Finalement, Gaewyn Connell a souligné le pouvoir des institutions scolaires et académiques (l’éducation ayant tant le potentiel d’accroître les inégalités - elle donne l’exemple des gens de classes sociales aisées qui maintiennent ou améliorent leur position sociale et les gens de classes ouvrières qui apprennent que certains emplois leur conviendraient davantage - que de fournir des outils permettant la remise en question de cet ordre social établi). Vous pouvez bien évidemment écouter cette séance en suivant ce lien.

J’ai participé, encore une fois, à deux panels en après-midi: un premier portant sur les nouvelles technologies d’information et de communication (NTICs) et un second portant sur les représentations des femmes musulmanes dans les médias (organisé par mes collègues et amies Anabel Paulos et Virgine Mesana, toutes deux doctorantes en sociologie à l’Université d’Ottawa). Voici quelques brefs commentaires sur les panels d’aujourd’hui.

13.00-14.30: ICTs and Web 2.0: Tools for women’s empowerment

D’abord, une présentation de Ellen Carm et Leikny Ogrim intitulée ‘ICTs: A Potential for Women’s Empowerment?’, qui porte sur les résultats d’une recherche effectuée dans le continent africain et souligne le potentiel des téléphones cellulaires comme moyen d’entrer en communication avec autrui facilement et à peu de frais, afin notamment d’échanger des conseils et de fournir des pistes de solution lorsque l’interlocutrice (ou interlocuteur) fait face à des difficultés. Elles prennent soin de mentioner les effets de la fracture numérique sur la participation des populations au développement et à l’utilisation en général des nouvelles technologies. J’ai notamment appris qu’en Afrique du Sud, les étudiant-e-s d’écoles secondaires seraient en mesure d’utiliser leurs téléphones cellulaires pour consulter Wikipedia (sans que ceux-ci soient très performants, comme naviguer sur internet n’est pas une condition nécessaire), en envoyant tout simplement un message texte à un numéro de téléphone défini. Une réponse est ensuite communiquée, soit par message texte ou enregistrement vocal. Eh bien…!

La seconde communication était présentée par une collègue de la chercheure principale, qui n’a pu faire le voyage au Canada pour assister à la conférence. Le travail de Salome Omamo porte sur l’usage que font les femmes professionnelles du Kenya des NTICs et l’une des conclusions qui nous a été présentée concernait la nécessité de mieux former les membres des parlements qui prennent des décisions quant au développement des NTICs afin que ces décisions prennent en compte les questions de genre.

Enfin, Gemma Richardson a présenté des résultats préliminaires d’un projet pilote effectué dans le cadre de ses études de doctorat sur l’utilisation que font les groupes de femmes et organisations féministes des NTICs et plus spécifiquement des possibilités accessibles grâce au Web 2.0. Après avoir fait état des avantages et des problèmes liés aux média sociaux (incluant Twitter, Facebook, Youtube, etc), elle a présenté les sites d’organismes à but non lucratif (Planned Parenthood, Ipas et la Canadian Federation for Sexual Health) afin d’illustrer l’utilisation des média sociaux, en plus de souligner que ces média ne sont pas utilisés à leur plein potentiel.

Au cours de la discussion qui a suivi ces trois présentations, j’ai appris l’existence de Hootsuite. Vous connaissiez?

15.00-16.30: Representations of Muslim and ‘Diasporic’ Women in Western Society and Pop Culture.

La première présentatrice, Dr. Aliaa Dakroury a présenté les résultats de ses travaux portant sur les débats entourant le port du voile (le Niqab et le Hijab plus spécifiquement) au Canada. Approchant le sujet d’une perspective de droits humains (mentionnant notamment le lien entre la communication comme droit humain et son lien avec l’expression vestimentaire, la convention sur la liberté vestimentaire de France - 1793, la Loi sur le multiculturalisme canadien, etc.), elle souligne ensuite certaines représentations médiatiques du voile et de musulman-e-s (notamment Little Mosque on the Prairie, comme exemple de bonne pratique qui permet de rendre l’Autre plus humain aux yeux du public).

La seconde présentation, avec Anabel Paulos et Virginie Mesana, a porté sur deux films produits par Mira Nair: Mississipi Massala (1991) et How can it be (2008). Considérant les propos tenus par la réalisatrice dans une entrevue, qui affirmait qu’il était de son travail de provoquer, les présentatrices s’interrogent sur ses intentions dans ces films: quel(s) message(s) souhaitait-elle transmettre? Approchant les films sous les angles des relations ethniques/raciales et la imagined homeland, elles suggèrent que les frontières (raciales, géographiques, genrées, culturelles, etc.) sont présentées dans ces films comme étant des éléments rassembleurs.

Enfin, la dernière présentation a porté sur les travaux de Dr. Hadeer Abo El Nagan, présentée par Ms. Mozynah Maher Nofal. Le sujet de recherche portait spécifiquement sur la poésie de certaines femmes Arabes d’Amérique du Nord, afin d’explorer les liens entre les auteures et leurs héritages, dans un contexte post-9/11, où les écrivaines cherchaient à réécrire le soi en opposition aux stéréotypes associés à la diaspora. L’analyse faite par Dr. El Nagan porte à croire que les écrits de ces femmes seraient situés à contre-courant par rapport aux stéréotypes et représentations patriarcales et racisées des femmes musulmanes et celles issues de la diaspora.

Demain est la dernière journée de la conférence. Déjà, j’ai très hâte d’entendre Samhita Mukhopadhyay, éditrice en chef de Feministing. Mais, avant, la journée commencera tôt, avec un panel sur l’intersectionnalité… Je vous en reparlerai demain!

Publié le 07/07/2011 à 05h22 par , tags , , , ,

 

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